
C’est l’abondance de ses richesses naturelles qui fait la force de l’économie québécoise. Le Québec dispose de vastes forêts, de riches terres agricoles, d’industries extractives mais surtout d’un énorme potentiel hydroélecatrique. Aujourd’hui, l’essentiel de ses activités économiques repose sur le secteur secondaire (25 % du produit intérieur brut) et sur le secteur tertiaire, c’est-à-dire les services (70 %), le secteur primaire (agriculture) représentants seulement 2% de l’activité.
LES SECTEURS D’ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES
L’emploi croîtra à un rythme deux fois supérieur dans les industries du secteur tertiaire que dans celles de la production de bien. Dans le domaine des services, qui fournit près des trois quarts des emplois, les secteurs qui procureront les volumes les plus élevés de création d’emplois sont ceux des soins de santé et de l’assistance sociale, du commerce au détail, des services professionnels scientifiques et techniques ainsi que de l’hébergement et la restauration. Dans la production de biens, les gains d’emplois se concentreront dans le secteur secondaire, surtout dans la fabrication, alors qu’il connaîtra un léger recul dans le secteur primaire.
On s’attend, dans le secteur de la construction principalement, à une baisse d’activité. Cependant cette dernière devrait être absorbée par les importants travaux de génie, en particulier dans le domaine de l’énergie (réfection et construction de barrages) et la construction de routes.
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Industrie du bois et du papier
Technologie de pointe et tourisme
LE RENOUVELLEMENT DE LA MAIN-D’OEUVRE
La demande de main-d’œuvre attribuable à la croissance économique n’est qu’une des composantes des emplois à pourvoir sur le marché du travail québécois. À celle-ci il faut ajouter les nombreux départs en retraite (380 000 postes), surtout dans l’éducation nationale. Ce corps de métier va d’ailleurs être « ouvert » aux immigrants par le gouvernement du Québec (voir section sur les métiers et professions réglementées au Québec).
LES NIVEAUX DE COMPÉTENCES
Les possibilités d’emploi seront, toutes proportions gardées, un peu plus élevées pour les emplois qui requièrent des études universitaires et dans le domaine de la gestion (cette catégorie englobe les membres des corps législatifs et les cadres supérieurs et intermédiaires). Par ailleurs, comme le taux de chômage est inversement proportionnel à la scolarité, les perspectives seront en général plus favorables pour le niveau professionnel et pour celui de la gestion. Près de 20 % des postes à pouvoir seront de niveau de compétence professionnel et feront appel à des titulaires d’un diplôme universitaire. Cette tendance est en train de s’inverser. La pénurie de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir dans le secteur des services, pour les emplois de niveau technicien et d’ouvrier spécialisé. L’expérience est un facteur déterminant de l’accès à un emploi. Cela transparaît d’ailleurs sur le plan de la rémunération : le revenu annuel moyen des personnes en emploi dans une catégorie peut être deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la profession, en fonction de l’expérience.