La conquête anglaise

La présence anglaise au Québec

Les conflits d’intérêt entre la France et l’Angleterre vont entraîner une succession de guerres et de traités. En 1713, le traité d’Utrecht cède Terre-Neuve, ainsi que la baie d’Hudson et l’Acadie à l’Angleterre. En 1755, le colonel britannique Sir Charles Lawrence ordonne la déportation des Acadiens, implantés depuis 1604 autour de la baie de Fundy (Nouvelle-Écosse actuelle), agriculteurs venus du Poitou, de Touraine et du Berry, afin d’installer à leur place des fermiers anglais : le Grand Dérangement, qui a lieu de 1755 à 1763, touchera plus de 10 000 Acadiens. Beaucoup d’entre eux s’enfuiront en Louisiane et se disperseront un peu partout. La France conserve cependant l’île Saint-Jean (île du Prince-Édouard) et l’île Royale (île du Cap-Breton) où elle a érigé la puissante forteresse de Louisbourg pour contrôler l’accès au golfe du Saint-Laurent.

Mais, à partir du Grand Dérangement, l’étau va se resserrer sur les Français : en juillet 1758, Louisbourg tombe aux mains des Anglais puis, l’année suivante, les Français conduits par le général Montcalm sont défaits devant Québec par les Anglais du général Wolfe, à la bataille des Plaines d’Abraham (1759), ce qui entraînera la reddition de la ville de Québec puis, en 1760, la capitulation de Montréal.

La Nouvelle-France ne compte alors que 80 000 habitants de souche française, tandis que les Anglais, au nombre de deux millions, n’ont qu’une idée : chasser les Français. En 1763, le traité de Paris cède la Nouvelle-France à l’Angleterre. La France a définitivement perdu ses possessions canadiennes. Le résultat de cette conquête militaire est que les Français, catholiques et sujets d’une monarchie absolue, sont contraints de cohabiter avec les Anglais, protestants et sujets d’une monarchie constitutionnelle. En 1774, l’Acte de Québec organise la nouvelle colonie anglaise, appelée désormais Québec. Toutefois il reconnaît les lois civiles françaises et garantit aux Canadiens le libre exercice de leur religion. Ce document est le plus important pour la survie du fait français au « Bas-Canada », puisqu’il leur permet de garder leur langue et leur religion.

Mais la révolte gronde contre l’Angleterre dans ses colonies « du sud », une armée de patriotes Américains songe même à prendre Montréal en 1775 avant d’être défaite par les Anglais. En 1783, la Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis, qui sont ses anciennes colonies américaines. Les premiers loyalistes américains, restés fidèles à la couronne britannique, arrivent au Canada et se réfugient dans les Cantons de l’Est (Québec). En 1791, une nouvelle Constitution crée le Bas-Canada (Québec) et le Haut- Canada (Ontario), octroyant à chacun une Assemblée législative.

 

Restez informé de l’actualité sur l’immigration au Québec

Inscrivez-vous à l’infolettre d’Immigrant Québec

 

 

×