Les premiers peuples

L’histoire des Amérindiens

Le peuplement du continent nord- américain s’est effectué, il y a plus de 12 000 ans, à la fin de la période glaciaire, par des peuplades de chasseurs venues de Sibérie par vagues successives. Elles franchirent le détroit de Béring (séparant la Sibérie de l’Alaska), alors gelé, à la poursuite de gibier. Elles se dispersèrent ensuite sur l’ensemble des terres habitables du continent américain, développant des modes de vie spécifiques adaptés à leur milieu : ce sont ces indigènes que les premiers Européens (à la recherche de la route des Indes) baptisèrent Indiens. Nous les nommons aujourd’hui Amérindiens.

Avec le recul des glaciers, certains peuples remontèrent ensuite vers la baie d’Hudson. Dans les forêts de l’est du Canada, les Algonquins, nomades, vivaient de la chasse et de la pêche. Au sud, autour des Grands Lacs, les Hurons et Iroquois étaient déjà sédentarisés. La Gaspésie était habitée par les Indiens Micmacs. Dans les régions subarctiques du nord et la Côte-Nord, les Montagnais menaient une existence nomade de chasseurs de caribous. Dans les régions polaires du nord du Québec, vivaient les Thulés, ancêtres des Inuits. Habitant l’hiver dans des igloos, l’été dans des tentes de peau ou des huttes de tourbe, ils subsistaient essentiellement grâce à la chasse au phoque, au morse, à la baleine, au bœuf musqué et au caribou.

Vers l’an mille, les Vikings visitèrent la Terre de Baffin et la côte du Labrador, pénétrèrent dans le détroit de Belle-Isle et s’installèrent sur la côte nord-ouest de Terre-Neuve. Leur séjour sur cette terre riche en bois, en pâturages et en saumons, qu’ils nommèrent Vinland, fut de courte durée en raison du climat polaire et des attaques esquimaudes. Ensuite, le continent américain retomba dans l’oubli. Il faudra attendre le XVème siècle et les progrès de la navigation pour que les explorateurs européens se lancent à la conquête des océans, à la recherche d’une nouvelle route vers les Indes.

Après la ville de Québec, fondée en 1608 par Samuel de Champlain, ce sera Trois-Rivières en 1634, Ville-Marie (Montréal) en 1642. Les Français entreprennent d’explorer le nouveau continent, à la recherche de peaux d’ours et de loups, de fourrures de martre ou de vison, la plus prisée étant celle du castor. C’est ce qui amène les Français à nouer des relations commerciales avec les Hurons, les Montagnais et les Micmacs, tous excellents chasseurs qui deviennent des partenaires économiques indispensables. En échange des fourrures, ces derniers reçoivent des chaudrons en cuivre ou en fer, des outils, de l’alcool et des fusils : il s’agit d’un commerce de troc. Les Français vont se heurter à la concurrence des Anglais établis plus au sud, le long de la côte atlantique. Bientôt, les deux communautés s’affrontent. Les tribus indiennes s’engagent, elles aussi, dans la lutte lorsque Champlain devient l’ennemi des Iroquois, partenaires commerciaux des Anglais. Entre1648 et 1660, la rivalité entre Français et Anglais va accentuer l’inimitié entre Hurons et Iroquois, tribus établies autour des Grands Lacs. Regroupés en une puissante confédération des Cinq Nations, les Iroquois attaquent les Hurons, Montagnais, Algonquins, tous alliés des Français. Les Iroquois finissent par écraser les Hurons, qui s’enfuient vers Québec, avant de se retourner contre les Français, ruinant leurs récoltes, entraînant le déclin du commerce des fourrures et celui de la jeune colonie française.

En 1663, sur décision de Louis XIV, la Neuve-France, ou Nouvelle-France, devient province française rattachée au domaine royal : elle est administrée par un gouverneur, responsable des affaires militaires, un intendant, chargé de la justice et des finances, et des propriétaires terriens.

 

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