Par 15 juin 2017 Lire la suite →

Un nouveau départ dans la ville de Québec

Un nouveau départ dans la ville de Québec

france Florence

Pays d’origine : France
Au Québec depuis : 2011
Région d’installation : Capitale-Nationale (ville de Québec)
Statut à l’arrivée : Résident permanente

Notre projet d’immigrer au Québec est né d’une idée un peu dingue : mon mari était tombé amoureux du Canada alors qu’il était encore enfant. Il avait un livre d’enfant où était représenté le drapeau canadien avec un bûcheron à côté. Cette image lui est resté. Pourtant, nous avions une vie aboutie en France : nous étions propriétaires et nous gagnions l’un et l’autre bien notre vie. Mais notre vie n’étaient pas en corrélation avec ce que nous espérions.

En 2013, alors que nous attendions notre résidence permanente, nous sommes partis en vacances au Québec. Nous avons visité Québec et cela a été comme une évidence : je me suis tout de suite sentie à ma place. Je pense qu’il est très important de faire un voyage exploratoire avant d’immigrer, surtout quand tu embarques toute ta famille dans ton projet. Je suis quelqu’un de très prévoyant. Alors pendant notre séjour, j’en ai profité pour faire le tour des magasins, afin de savoir où aller pour acheter telle ou telle affaire. Nous sommes même allés visiter plusieurs écoles. Pour la petite anecdote, quand j’ai vu qu’on vendait du beurre salé dans les supermarchés à Québec, je me suis dit « c’est bon ! On peut peut rester ! ».

En rentrant en France, je me suis beaucoup documentée sur le Québec via Internet. J’ai également visionné sur YouTube les conférences du « Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec ». Je notais toutes les choses importantes dans un cahier. Quand nous avons obtenu notre Certificat de sélection du Québec (CSQ), je me suis inscrite au programme SIEL, un service d’intégration en ligne gratuit mis en place par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI). Cela m’a donné énormément d’informations sur le fonctionnement de la société (santé, banque, etc.)

Quand nous sommes arrivés à Québec, nous avons rapidement créer des liens avec les personnes autour de nous. Nous étions par exemple restés en contact avec la personne chez qui nous étions allés en Airbnb lors de notre voyage exploratoire. Quand nous nous sommes installés dans notre maison, ce sont nos voisins qui sont directement venus se présenter. D’ailleurs, c’est grâce à l’un de nos voisins que mon mari a trouvé son premier emploi. Moi, il m’a mise en relation avec son réseau. Les gens sont vraiment serviables ici. Alors que ma mère était venue passer quelques jours de vacances chez nous, elle s’étonnait avec l’un de nos voisins de ne pas trouver de vinaigre blanc. Pas plus tard qu’une heure après cette conversation, notre voisin lui apportait un bidon de ce vinaigre !

Ici, tout marche à la confiance. Je prends le bus chaque matin avec mes deux filles pour les conduire à l’école, et c’est le même chauffeur que je retrouve. Un matin, en montant dans l’autobus, je me suis rendue compte que j’avais oublié mes cartes. Et alors que je m’apprêtais à payer nos trois billets, le chauffeur de bus m’a dit que c’était correct avec un seul. Quand nous sommes descendus de l’autobus, il m’a arrêtée pour me tendre trois billets en me disant « il faut bien que vous puissiez rentrer ce soir ! ». J’ai vraiment été touchée par ce geste.

L’adaptation à la vie ici a été plus compliquée pour nos enfants. Pour ne pas trop les déstabiliser, nous avons préféré les inscrire au Collège Stanislas, un établissement appartenant au réseau d’éducation français. Doucement, les choses se sont placées et un jour, ma fille aînée m’a lancé : « Tu sais Maman, c’est la première fois que je me sens à ma place quelque part ». Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela m’a soulagée. L’apprentissage de l’anglais aussi a été épineux car il y a une différence de niveau importante entre la France et le Québec, mais grâce à l’aide de son professeur, ma fille a énormément progressé. Ce ce que nous voulons apprendre à nos enfants, c’est qu’ici, la seule limite qu’elles ont, c’est le ciel. Elles peuvent faire tout ce qu’elles veulent.

Pour ma recherche d’emploi, j’ai suivi une formation d’un mois au SOIT (Service d’orientation et d’intégration des immigrants au travail) où j’ai été suivie par une tutrice québécoise. J’ai occupé divers emploi et aujourd’hui, je suis employée permanente d’Industrielle Alliance. C’est drôle, parce qu’on m’avait dit « tu verras, les Québécois mangent tout seuls, c’est dur de créer des liens avec eux ». Et en fait pas du tout ! Mes collègues m’ont tout de suite invitée à prendre le repas du midi avec eux. Nous faisons également des 5 à 7 ensemble.

Mon mari quant à lui a opéré un virage à 360 degrés. En France, il était designer d’intérieur. Il avait monté sa société et elle marchait très bien. Il s’est posé la question d’amener ce projet ici, mais très vite, il s’est rendu compte que ça allait être complexe car les Québécois et les Français n’ont pas la même façon de décorer leurs intérieurs. Ce ne sont pas les mêmes matériaux, ni les mêmes budgets qui sont alloués pour la décoration. Et il y a eu un problème de terminologie également. Une fois, il était chez quelqu’un qui lui a dit « il faut changer les cabinets », alors qu’ils se trouvaient dans sa cuisine. Mon mari n’a pas compris que que cette personne voulait parler des meubles de cuisine ! Mon mari s’est tourné vers Option Travail, un organisme d’aide à l’emploi, il a pu faire un bilan de compétences duquel est ressorti que les secteurs de l’enseignement ou de la santé seraient appropriés pour lui. Mon mari avait été marin pompier dans le passé, alors il a suivi une formation dans le domaine médical. Aujourd’hui il travaille dans l’unité prothétique d’un CHSLD. Il vient en aide aux personnes souffrant d’Alzheimer. Son métier lui plaît beaucoup. Il trouve qu’il a du sens.

Nous savons que nous avons fait le bon choix en nous installant à Québec. J’ai coupé ma rémunération par trois en m’installant ici, et pourtant, je n’ai jamais été aussi heureuse dans ma vie. Nous avons une qualité de vie extraordinaire : nous avons du temps à consacrer à notre famille, du temps pour partager des moments ensemble, pour aller se promener, pour faire toute sorte d’activités. Ma fille nous a d’ailleurs dit un jour que nous n’avions jamais fait autant choses ensemble qu’avant de vivre à Québec. C’est fantastique !

Ce témoignage est publié en collaboration avec Québec International. Retrouvez toutes les informations et les opportunités professionnelles à Québec et ses environs sur quebecentete.com.

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