Lever les principaux obstacles

Le défi d’un nouvel arrivant au Québec

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La recherche de votre premier emploi au Québec peut vous sembler longue, parsemée de difficultés. Plus que quiconque, vous allez devoir redoubler d’efforts pour trouver votre premier emploi. Si le taux de chômage est plus élevé pour les nouveaux arrivants que pour les natifs du Canada, la différence s’estompe au bout de quelques années et il y a fort à parier que vous pourrez retrouver le niveau professionnel que vous occupiez à votre départ en deux ou trois ans. Il faut tenir bon!

La première expérience professionnelle

Il faut savoir que la première expérience professionnelle québécoise est souvent exigée par l’employeur, ce qui représente un paradoxe pour le nouvel arrivant. La plupart des candidats présenteront aux recruteurs des références d’autres employeurs. Fréquemment, un nouvel employeur va téléphoner à une personne référente de l’entreprise dans laquelle le candidat aura travaillé afin de vérifier si ce candidat est un bon élément à intégrer dans l’équipe. Évidemment lorsque l’on vient d’immigrer au Québec, non seulement il n’est pas possible de présenter des références d’employeurs mais en plus les entreprises dans lesquelles vous aurez travaillé ne signifieront rien pour l’employeur (à moins d’avoir œuvré dans une grande compagnie internationale). C’est pourquoi il peut être conseillé d’accepter un premier emploi un peu en dessous de vos compétences et de vos prétentions salariales : cela vous permettra de faire vos preuves, postuler ensuite à l’interne ou encore de vous constituer des références d’employeur. La patience est le maître mot !
Un employeur peut aussi être inquiet du fait que vous restiez ou non au Québec et pour combien de temps. Allez-vous supporter l’hiver ? Allez-vous vous habituer au pays, aux gens, au mode de vie etc ? Rassurez votre interlocuteur sur votre capacité d’adaptation, votre souhait de vous établir au Québec au moins à moyen terme, et sur le fait que vous vous êtes bien préparés à cette immigration.

La maîtrise du français et de l’anglais

Tous les immigrants vous le diront, il est nécessaire de parler le français pour travailler au Québec. C’est un préalable et nous vous encourageons, si vous n’êtes pas francophone, à apprendre et perfectionner votre français avant votre départ au Québec et à votre arrivée. En outre, la maîtrise de l’anglais est dans certains secteurs d’emploi un élément indispensable. Ainsi, si vous voulez décrocher une job ou évoluer professionnellement dans une entreprise ouverte sur le Canada et l’Amérique du Nord plus généralement, votre anglais devra être irréprochable. N’hésitez pas à le parfaire car la concurrence est rude (il se dit qu’à Montréal, 50% des résidents sont bilingues).

Le manque de réseau

En tant que nouvel arrivant, votre cercle social est certainement restreint. Étant donné que la plupart des emplois se trouvent grâce au réseau, vous allez devoir redoubler d’énergie pour enrichir votre carnet d’adresse. La pratique du réseautage, une habitude tout à fait québécoise, vous aidera certainement à trouver votre premier emploi. Nombre d’immigrants témoignent également des bienfaits du bénévolat pour développer son intégration sociale et professionnelle. Reportez-vous aux pages du site consacrées à ces thèmes.

L’adéquation entre sa formation, ses expériences et le marché de l’emploi

Vous pourrez constater que pour occuper certains types de postes ou pour évoluer dans votre carrière, il sera nécessaire d’effectuer un retour aux études et/ou de suivre une formation d’appoint. Toutes les professions ne se pratiquent pas de la même façon d’un pays à un autre et vous familiariser avec la pratique et le contexte québécois est un pas de plus pour votre intégration socio-professionnelle. Dans cet objectif, le mentorat peut être un très bon outil ! D’autre part, il est important de vérifier l’adéquation entre votre secteur d’activités et le marché du travail québécois. Il y a peu de postes disponibles correspondant à votre profession? Les réorientations de carrières, sans pour autant changer complètement de branche, sont possibles.Vous constaterez rapidement que vos diplômes et les noms des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé ne seront pas pertinents pour le recruteur. Il est nécessaire, dans le cadre d’une profession ou d’un métier réglementé ou de candidature dans la fonction publique, de procéder à l’évaluation comparative de vos diplômes. Dans d’autres cas, la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) peut s’avérer utile. Mais retenez surtout que lors d’un entretien, plutôt que le nom de l’école et de l’entreprise que vous avez fréquentées, c’est vos compétences et vos réalisations que vous devrez mettre en avant. Le recruteur s’intéressera concrètement aux projets sur lesquels vous avez travaillé et à vos réalisations : pensez à préparer votre entretien d’embauche en ce sens. S’il vous semble important de présenter une entreprise dans laquelle vous avez travaillé, alors faites une brève description de la taille de l’entreprise, ses activités, son rayonnement ; ces quelques informations permettront de mieux envisager l’envergure de votre poste au sein de l’entreprise.

La reconnaissance des diplômes et des compétences professionnelles

Vous constaterez rapidement que vos diplômes et les noms des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé ne seront pas pertinents pour le recruteur. Il est nécessaire, dans le cadre d’une profession ou d’un métier réglementé ou de candidature dans la fonction publique, de procéder à l’évaluation comparative de vos diplômes. Dans d’autres cas, la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) peut s’avérer utile. Mais retenez surtout que lors d’un entretien, plutôt que le nom de l’école et de l’entreprise que vous avez fréquentées, c’est vos compétences et vos réalisations que vous devrez mettre en avant. Le recruteur s’intéressera concrètement aux projets sur lesquels vous avez travaillé : pensez à préparer votre entretien d’embauche en ce sens.

Les professions et métiers réglementés

On ne le répétera jamais assez : prenez le temps de vérifier si votre métier ou profession est réglementé au Québec, au risque de ne pas pouvoir exercer. Les ordres professionnels montrent des ouvertures vers les immigrants formés à l’étranger, néanmoins beaucoup d’immigrants témoignent de la difficulté et de la longue procédure pour devenir membre d’un ordre. Renseignez-vous le plus tôt possible auprès de votre ordre.

Il faut également être conscient que faire partie d’un ordre professionnel ne vous garantit pas l’emploi. Vous devrez le chercher par vous-même et poursuivre vos efforts pour mieux connaître votre secteur d’activités et faire vos preuves.

Justifier les périodes sans emploi dans le CV

À votre arrivée, vous allez passer quelques semaines, voire quelques mois, sans emploi. Vous pourrez tout à fait expliquer à l’employeur que vous étiez en recherche et que durant cette période, vous vous êtes familiarisé avec la société québécoise, que vous avez développé vos connaissances sur le secteur d’activités, que vous avez rencontré des professionnels, que vous vous êtes engagé dans des activités bénévoles… Bref, que vous êtes demeuré très actif et ouvert sur le Québec !

Trouver un travail et le garder

Lorsque vous aurez décroché votre premier emploi, mettez tout en œuvre pour le conserver ! Le travail à la mode québécoise, les relations avec les collègues, le rythme des journées, toutes ces habitudes ne sont pas les mêmes que celles de votre pays d’origine. Posez-vous en observateur et essayez de faire ce que font les autres. Vous vous intégrerez d’autant mieux dans l’équipe.

 

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