Les grandes valeurs au travail

Les valeurs au travail au Québec

La valorisation des compétences et des réalisations

LIEN UTILE :

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Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, la notion de compétences est valorisée. Dans certains pays, les diplômes obtenus, les universités ou écoles fréquentées jouent un rôle important pour séduire un recruteur. Au Québec, l’employeur sera tout aussi intéressé par le développement de vos compétences que par votre diplôme de fin d’études, d’autant que son titre et le lieu d’enseignement où vous l’avez passé risquent de lui être inconnus.

Un recruteur considérera avec attention vos expériences professionnelles antérieures, mais plus que l’intitulé des postes que vous avez occupé, il souhaitera en comprendre les principales caractéristiques et les objectifs concrets que vous avez réalisés.

Lors de votre recherche d’emploi, il vous faudra donc trouver le bon équilibre entre la valorisation de votre niveau d’études, vos expériences professionnelles, vos compétences et vos réalisations.

Pour être certain de bien comprendre ce que signifie une compétence au Québec, n’hésitez pas à faire le point avec un conseiller en employabilité qui pourra vous aider à établir une liste de vos compétences. Ces dernières se trouvent aussi bien dans la communication, le relationnel, l’esprit d’initiative, le leadership, etc. Elles combinent votre savoir (formation), votre savoir-faire (expériences, réalisations, etc..) et votre savoir-être (votre personnalité, ce que vous êtes) pour finalement se matérialiser en savoir-agir.

La coopération et l’esprit d’équipe

INFO UTILE :

Les services d’intégration en ligne (SIEL) du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles visent à accélérer l’adaptation au monde du travail québécois des personnes immigrantes et des candidats à l’immigration qui sont encore à l’étranger.

Pour y participer, il faut recevoir une invitation du ministère de l’Immigration. C’est un parcours personnalisé que propose ce nouveau programme, en guidant les personnes immigrantes dans leur recherche en fonction de leur propre situation (selon le secteur d’activité et la région d’établissement).

La coopération en équipe est une valeur importante dans le travail au Québec. Il est attendu de vous que vous collaboriez avec vos collègues : si certains obstacles sont rencontrés lors de la mise en place d’un projet, votre employeur appréciera que vous soyez force de proposition. Vous pouvez exprimer les problèmes rencontrés et les déplorer, mais dans ce cas, réfléchissez à des solutions à proposer à l’équipe. La coopération, c’est être moteur dans le projet, même si vous n’en avez pas l’entière responsabilité. Un employeur attendra de vous que vous soyez autonome et responsable sur les missions qui vous sont confiées. Agissez avec simplicité et ouverture d’esprit avec vos collègues. N’hésitez pas à réajuster vos manières de faire si elles vont à l’encontre du bon déroulé du projet et de la dynamique d’équipe. En un mot, il faut être humble et capable d’un regard auto-critique.

La coopération ne signifie pas pour autant que tout le monde collabore à chaque aspect du projet. Généralement, les missions de chacun sont bien définies. N’attendez pas forcément d’un collègue qu’il vous aide lors du bouclage d’une mission s’il n’y est pas directement associé. Certains immigrants pourront le ressentir comme une forme d’individualisme. Même si la coopération est au centre de la culture au travail, l’autonomie et la responsabilisation personnelle y sont associées.

La ponctualité

La notion du temps diffère d’une culture à une autre. Pour certains, il peut paraître normal d’arriver à une réunion à l’heure exacte, voir avec quelques minutes de retard. Mais au Québec, la ponctualité est de mise. Une réunion prévue à 9h démarre effectivement à l’heure annoncée, ce qui implique que les participants sont arrivés une dizaine de minutes avant afin de prendre place et de récupérer les documents de travail mis à leur disposition.

Il en va de même avec les échéances. Un employeur s’attendra à ce que vous remettiez votre travail pour le jour fixé. Si vous rencontrez des difficultés pour finaliser un dossier dont vous avez la charge, n’attendez pas le jour J pour expliquer que vous n’êtes pas en mesure de produire le résultat de votre travail.

Évidemment, on attendra de vous que vous respectiez vos horaires de travail. Faire des heures supplémentaires ou rester tard au travail, lorsque rien ne le justifie (bouclage de projet par exemple), peut être mal interprété par vos collègues et signe que vous vous organisez mal dans l’accomplissement de vos missions.

Le choix d’une personne et pas seulement d’un CV lors de l’embauche

Il est important de comprendre que lors d’une entrevue d’embauche, un employeur va chercher à trouver la bonne personne, qui a, non seulement les qualités et les compétences pour le poste visé, mais aussi qui va bien s’intégrer dans l’équipe. En effet, il va chercher la personne qui a un caractère compatible avec ses collègues de travail, qui partage les mêmes valeurs, qui va pouvoir rentrer dans la dynamique facilement et contribuer à un bon esprit d’équipe pour favoriser la coopération. Ainsi, il se peut parfois que vous ne soyez pas sélectionné pour un emploi, non pas parce que votre profil n’est pas bon, mais uniquement parce que le recruteur pense que vous ne correspondez pas à vos collègues de travail. Donc ne le prenez pas personnellement !

Les relations avec ses collègues

Homme/femme : une société égalitariste

Le Québec est une société où la recherche de l’égalité est une préoccupation constante. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits. Sur le marché du travail, les femmes sont désormais nombreuses. Elles peuvent occuper des postes à hautes responsabilités et être votre supérieure hiérarchique. À poste équivalent, un homme et une femme doivent gagner le même salaire.

Les rapports avec la hiérarchie

Les relations avec ses supérieurs hiérarchiques en surprendront plus d’un. Au Québec, les rapports avec son patron sont moins formels et officiels que dans d’autres pays. Les relations sont moins pyramidales et il est considéré comme normal de pouvoir parler à son supérieur directement. Cependant, cette accessibilité ne doit pas être confondue avec familiarité : même si la conversation est cordiale et détendue, votre dirigeant – tout comme vos collègues – ne sont pas des amis. Le tutoiement qui vient spontanément au Québec ne signifie pas que vous soyez proche de votre hiérarchie.

Au Québec, les patrons ont tendance à privilégier des réunions d’équipe participatives lors desquelles chacun peut prendre la parole. Les décisions sont rarement unilatérales et votre supérieur hiérarchique intégrera certainement dans le plan d’action final les idées ayant fait l’unanimité. Il est donc rare qu’un chef soit très directif. Si vous occupez un poste de responsable, veillez à intégrer le travail participatif dans la gestion d’équipe.

Le déroulement d’une réunion d’équipe

Les réunions d’équipe sont généralement très préparées. Elles visent à l’efficacité. L’ordre du jour établi et le temps imparti à la réunion sont respectés. Si vous êtes amené à faire une présentation lors d’une séance de travail en équipe, préparez bien votre exposé : il s’agit d’aller à l’essentiel en quelques points. On attendra de vous que vous soyez pragmatique et concret. « Droit au but » est le maître mot.

Les modes de communication

Les discussions lors d’une réunion d’équipe cherchent le consensus. C’est un point important à retenir. Chacun prend la parole à tour de rôle pour exprimer son avis de manière ouverte, simple et précise. En cas de désaccords, il est rare que le conflit s’exprime de façon directe. Les divergences de point de vue s’expriment de manière plus implicite. Il faut donc être attentif aux remarques que vos supérieurs et vos collègues peuvent vous adresser : peut-être qu’entre deux commentaires positifs, se glisse une allusion qui est plus négative. À vous de la repérer. Un conflit se réglera avec la recherche d’un compromis. La critique se veut constructive. Le politiquement correct est de mise au Québec. Dans vos conversations avec vos collègues, choisissez avec soin vos mots et vos sujets.

La séparation vie privée/vie professionnelle

Vous pourrez nouer des relations cordiales, voire amicales, avec vos collègues, mais la société québécoise effectue une césure entre la vie privée et la vie professionnelle. Certains immigrants trouvent parfois difficile le fait que les relations amicales se développent sur un temps long. Ne vous attendez pas à ce qu’un collègue vous invite chez lui. À l’inverse, il sera surpris et gêné si vous lui proposez de venir souper chez vous pour que vos familles se rencontrent.

Cependant vos collègues apprécieront que vous leur demandiez si leurs vacances se sont bien passées ou que vous leur envoyiez une carte de rétablissement si l’un d’entre eux est malade. Informez-vous, mais restez discret sur leur vie personnelle. De même, ne déballez pas la vôtre!

Rythme de la journée de travail

Au Québec les journées démarrent généralement à 8h30. La pause pour le déjeuner se prend vers midi.  Les Québécois apportent bien souvent leur repas au bureau. Beaucoup d’entreprises mettent à disposition une cuisine avec un micro-ondes et un réfrigérateur. Les collègues ont l’habitude de manger ensemble ce qui permet un moment convivial dans la journée.

 

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